Beaujolais Nouveau : un goût fidèle à la légende !

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Cette année, la Giclée a décidé de représenter Lyon 2 à Beaujol’en scène. Bon, c’est mal barré, comment leur faire comprendre que les jeux de mots se basant sur « en scène », sont plutôt destinés aux événements qui se déroulent près de la Seine ? Rock en Seine, Futur en Seine etc.

Pas grave, trois de nos membres se sont sacrifiés, pour vous chers Gicleurs, et ont franchi les barrières de sécurité des chapiteaux du Festival consacré au Beaujolais Nouveau, sur la place des Terreaux. Première impression ? Payer 10 € pour déguster du Beaujolais, la vinasse paraît déjà amère. Au moins, on aura appris que le Beaujolais se décline sous toutes les formes possibles : rouge, rosé, blanc et même crémant. Notons qu’il réussit l’exploit d’être infecte quelle que soit sa couleur. On ne pourra pas nous accuser de racisme, au moins.

L’ambiance beauf est là : barbecue, chansons paillardes, vins piquettes, Maréchal nous voilà, tout est là. Manque plus que le cochon et nous aurions eu le tiercé gagnant. Vous l’aurez compris, l’ambiance est conviviale et une apparition de Jean-Marie Le Pen ne choquerait personne. Ah si, la fanfare a tout de même déchaîné les foules grâce à sa reprise de « Magic in the air » des Magic System. Quelle folie…

Mais nos trois lurons ne se sont pas démontés, et ont échangé tous leurs coupons contre les différents vins proposés à la dégustation.

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Ce n’est pas cette année que nous déléguerons la palme d’or au beaujolais. Une fois encore, le vin reste dans l’acidité la plus profonde, l’aigre en bouche et le dégoût profond. C’est dommage. On reste sur un manque de tanin et une acidité qui mène au ton de piquette. Un vin blanc « fruité » qui n’a de fruité que le nom, un rosé aussi médiocre que François Bayrou en politique, un Vin Rouge qui refuse de satisfaire qui que ce soit, beaucoup d’attaques pour peu de longueur en bouche.

Pour le Morgon, notre Palme d’Argent de l’année, plutôt une bonne impression. Après le mauvais goût du Beaujolais, une bonne attaque et un semblant de corps. Un bon début.

Le crémant de Bourgogne est notre Palme d’Or, car on sent très peu le goût du vin d’origine. On a une impression de mousseux acheté chez le Proxi de proximité. Ça s’apprécie mais pas durant toute une soirée.

Vous l’aurez compris, le Beaujolais Nouveau se vendra par milliers cet automne, mais ce ne sera pas grâce à ses charmes gustatifs.

Pour nos joyeux compagnons, la soirée s’est finie sur des notes exotiques, allant de la douceur de la vanille à la brutalité du piment. Leurs corps les remercient, depuis, de leur avoir fait oublier la désagréable sensation d’être nettoyés au vinaigre, même si la Vodka n’est pas forcément, non plus, le meilleur détergent qu’on puisse trouver sur le marché.

 

L’interrogation principale qu’il faudrait se poser, cette année comme les prochaines : pourquoi s’entête-t-on à goûter le Beaujolais Nouveau alors qu’on connaît le goût ?

 

 

Écrit à quatre mains après dégustation (les deux autres n’ont servi qu’à boire).