Rase Campagne #2 – François Asselineau

La chronique Rase Campagne revient chaque lundi sur le programme des candidats aux élections présidentielles de 2017. Découvrez ainsi, cette semaine, un panorama des propositions de François Asselineau, candidat de l’Union Populaire Républicaine.

francois-asselineau-onpc-le-pen-5aa25
François Asselineau, sur le plateau d’On N’Est Pas Couché. (crédits: françoisasselineau.fr)

François Asselineau est un candidat plutôt méconnu du grand public. Diplômé de l’HEC Paris et de l’ENA, il occupe d’abord, dans les années 80, plusieurs postes de haut-fonctionnaire, notamment au sein du Crédit National, puis du ministère de l’Economie et des Finances entre 1991 et 1993. Il connaît ensuite divers postes successifs dans quelques ministères: conseiller pour les affaires internationales au ministère de l’Industrie entre 1993 et 1995, directeur de cabinet au ministère du Tourisme jusqu’en 1997, puis au conseil général des Hauts-de-Seine de 2001 à 2004.

C’est en 2004, année charnière dans la carrière de François Asselineau, que s’opère une certaine rupture: alors nommé délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances, il intègre l’UMP (ancienne nomination du Parti des Républicains) en tant que conseiller, où il tentera d’imposer, en vain, ses idéaux politiques florissants, caractérisés principalement par un souhait fort de quitter l’Union Européenne et l’euro. Devant son insuccès, il quitte l’UMP en 2006 et tente sa chance, sans plus de réussite, dans deux autres partis (le RIF et le RPF) avant de fonder, en 2007, l’Union Populaire Républicaine.

A la tête de son parti, François Asselineau s’investit alors davantage dans la vie politique française. En 2012, puis lors des élections législatives, régionales, européennes ou départementales, il présente une liste et un programme, mais ne récolte aucun poste, ses scores ne dépassant jamais 3 ou 4%. Il avorte même sa candidature pour les présidentielles, en 2012, faute de parrainages.

Tenace, François Asselineau se présente de nouveau aux élections présidentielles de 2017, pour lesquelles il affirme cette fois « être en bonne voie de récolter les parrainages suffisants ». L’occasion, pour nous, de revenir sur son programme point par point:

  • Quitter l’Union Européenne
  • Sortir de l’euro, et adopter le franc
  • Entreprendre une grande réforme constitutionnelle soumise à référendum
  • Interdire constitutionnellement toute prise de contrôle des médias de masse par des groupes multinationaux
  • Reconnaître le vote blanc
  • Interdire le cumul des mandats
  • Réformer le système des parrainages des candidats à l’élection présidentielle
  • Lutter contre la logique commerciale des médias
  • Assurer la diversité politique dans les médias
  • Rétablir le principe de vie privée dans les télécommunications (Internet)
  • Promouvoir la laïcité et refuser le communautarisme
  • Refuser la stigmatisation religieuse ou ethnique
  • Lutter contre toutes les formes de terrorisme
  • Interdire les activités de lobbying
  • Intensifier la production nationale
  • Renationaliser les sources d’énergie, banque, assurances (GDF, France Telecom)
  • Développer l’actionnariat salarié: faire des salariés des actionnaires de leur propre entreprise
  • Augmenter le SMIC par rapport aux allocations chômage
  • Lancer un programme de construction de logements sociaux
  • Assurer un meilleur remboursement des frais de santé pour tous
  • Garantir un revenu stable aux agriculteurs
  • Adopter des techniques d’agriculture plus respectueuses de l’environnement
  • Réformer les retraites de façon égale
  • Lutter contre l’illettrisme et contre la misère culturelle
  • Former « des adultes réfléchis, et non des salariés consommateurs »
  • Stopper l’américanisation de la culture française
  • Quitter l’OTAN et désengager les armées françaises dans le monde entier
  • Relancer la recherche française
  • Développer un réseau Francophone mondial
  • Proposer trois grands débats nationaux par référendum: sur l’immigration, la politique énergétique française et la dette publique et instaurer le référendum d’initiative populaire

 

Le programme de François Asselineau et de l’Union Populaire Républicaine repose donc sur une mesure phare, qui synthétise le combat politique mené par Asselineau depuis 2004: quitter l’Union Européenne et l’euro. Une revendication qui, selon le candidat de l’UPR, est la cause de son exclusion médiatique totale, au point même d’en faire un argument de campagne, un slogan: « Le parti qui montre malgré le silence des médias ». L’image qui figure au début de notre article est l’un des seuls témoignages d’un passage de François Asselineau à la télévision française, puisqu’il est le plus souvent désigné comme un complotiste ou un illuminé, image entretenue par ce « silence des médias ».

Asselineau accuse en effet les grands groupes multinationaux derrière les médias de refuser de le mettre en avant dans le but de « faire taire ce qui dérange », à savoir ce que dénonce le candidat à de maintes reprises: une oligarchie européenne intouchable, qui influencerait et maintiendrait un système qui méprise les peuples. Il aborde d’ailleurs ce point dans son programme, puisqu’il souhaite une presse libre, encadrée par une déontologie plus prononcée.

Le candidat de l’UPR, par son souhait de quitter ce système oligarchique, veut rendre à la France sa grandeur et sa souveraineté. Par là, il entend non seulement réintroduire le franc en tant que monnaie nationale, mais également stimuler la production nationale, s’opposant à une mondialisation qu’il juge « extrêmement dangereuse pour la France » à long terme, ou encore promouvoir la culture et la langue françaises.

Si le programme de François Asselineau n’était qu’un maître-mot, ce serait « indépendance ». Indépendance des salariés par rapport à leurs entreprises, indépendance du pays vis-à-vis de l’Union Européenne, indépendance de la presse envers ses actionnaires, indépendance de la France. En s’inspirant grandement du Conseil National de la Résistance de 1944, Asselineau promeut une France grande et libre, en établissant un parallèle simple mais évocateur: en adhérant à son programme, et en portant ses valeurs de liberté pour une France souveraine, nous sommes des résistants du XXIe siècle au même titre que les valeureux maquisards de la Seconde Guerre mondiale.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur François Asselineau et son parti, l’Union Populaire Républicaine, rendez-vous sur son site officiel, ou bien sur Youtube, où le candidat tient une chaîne Youtube.

Lundi prochain, Rase Campagne reviendra sur le programme de Nicolas Dupont-Aignan, candidat pour Debout La France.