Le syndrome d’Helsinki. Ou L’inverse du syndrome de Stockholm. (quand tu peux pas blairer ton kidnappeur )

Ariane Boisset / Agathe Laurain / Adrien Giraud / Maëlenn Nardot

Jeff Van de Horn constata qu’aucune des théories sur la vie post mortem n’était correcte. L’Humanité s’était mise le doigt dans l’œil, et de façon répétitive, qui plus est. Jeff, qui pourtant n’était pas un théologien assidu, pouvait affirmer qu’il n’était ni au paradis, ni en enfer, ni dans un autre corps que le sien. Il était juste là, et autour, il n’y avait rien. Ce qui le déçu fortement car il aurait bien voulu revenir pour hanter son ex-femme. Sauf qu’il ne pouvait pas bouger, et qu’autour de lui, il n’y avait strictement rien, le néant.

« Mais NON Jacques, NON. Je n’ai pas le temps de réceptionner ta commande ! ». Cette voix stridente mit immédiatement fin à son délire. Un pareil son ne pouvait exister dans l’au-delà. Cela ne pouvait indiquer qu’une seule chose : il était encore en vie.

« Et j’en suis navrée. Cela ne veut absolument pas dire que je veuille mettre fin à la camaraderie entre libraires, je n’ai simplement pas le temps aujourd’hui ! Je pensais en outre fermer ma librairie durant la journée. Alors, non, je ne peux VRAIMENT pas réceptionner ta commande. »

Un temps. Un soupir, puis un bruit sec –un téléphone qu’on raccroche brutalement-. Jeff se rendit à l’évidence : il n’était pas mort. Malgré une pointe de regret, il se sentit soulagé.

Il essaya de déterminer ce qui l’aveuglait et l’empêchait de bouger. Finalement, il se rendit compte que rien ne l’aveuglait, ses yeux étaient simplement fermés. Une puissante drogue sûrement, se dit-il pour ne pas avoir honte de lui-même.

Au bout de quelques minutes, il s’habitua à l’obscurité et progressivement il crut apercevoir une table, un tapi persan et des livres, beaucoup de livres. L’intuition de Jeff Van de Horn était bonne. Mais les yeux encore pleins de fatigue, il se rendormit.

Lorsqu’il émergea à nouveau, il se rendit compte que sa tête reposait sur une bibliothèque qui prenait toute la largeur de la pièce. Et c’est seulement après avoir remarqué le livre intitulé Œuvres d’un certain Joseph de Maistre -sur lequel il avait légèrement bavé- qu’il se rendit compte que ses mains étaient attachées. En prenant conscience de son impuissance, il paniqua et ses glandes sudoripares apocrines se mirent à sécréter beaucoup de sueur au niveau des aisselles. Ce qui est gênant. Il avait très soif et il aurait bien voulu être ailleurs.

« Comment suis-je arrivé là ? ». Mais rien ne vint. En fait, il ne se rappelait de rien depuis que sa secrétaire adjointe particulière lui avait apporté son pain au raisin du matin. Or c’était hier supputait-il avec raison. Peut-être était-ce une blague d’un de ses collègues de la zone sud ? Un happening de la part de ses collaborateurs ? Non, ils ne s’y risqueraient pas. Jeff était à la fois respecté et craint. Il ne voyait pas ses subalternes directs prendre le risque d’un licenciement pour une bonne blague.

Il chercha des indices autour de lui. Il avait eu le temps d’étudier les moindres recoins de la pièce, estimant très justement sa taille à dix-huit mètres carrés. Il trouvait la décoration de la pièce un peu trop “old school” et carrément bordélique. Trop de bois et d’ornements, de bibelots et autres objets qui rappellent des voyages dans les pays du tiers-monde. Et puis tous ces livres qui le menaçaient, le regardant droit vers ses aisselles. Ça le foutait en rogne, chez lui, les livres sont décoratifs. Ceux qu’il possède sont ceux que son enfoiré de père lui avait donné en guise de cadeau de mariage. Jeff les conservait car ils étaient extrêmement rares et chers, et aussi parce que son ex-femme les voulait. Lui préférait les murs blancs et les ebooks. Jeff aimait les décorations minimalistes et fonctionnelles aux lignes épurées. Il était très fière de sa dernière folie : une cuisine Charles Rama modèle Jacinthe à 18 000 euros. Mais, à cette heure-ci, l’électroménager importait bien peu pour Jeff.

« Je dois réfléchir vite et bien ».

Il roula sur ses genoux et se mit à quatre pattes pour défaire ses liens. Il se sentait comme un cochon sur sa broche quand il se rendit compte qu’on l’observait. Sur une étagère, posé tel un pacha ottoman, Caligula, le chat noir s’ennuyait royalement. Il scrutait Jeff comme une attraction passagère.

Jeff détestait les chats. Et celui-ci encore plus.

Lorsqu’Hortense, la libraire, ouvrit la réserve, elle trouva Jeff qui dormait.

“Mais il dort encore ce peigne-fesse !”

Ses lunettes glissèrent le long de l’arrête de son nez, pour s’arrêter sur l’empattement de ses narines. Malgré ses quarante-huit ans, Hortense avait une silhouette assez bien dessinée. Ses traits, par contre, ne laissaient aucun doute quand à son âge : les longues nuits sans sommeil passées à lire du Bakounine et écouter Radio Courtoisie avaient peu à peu creusé les sillons de son visage. Au niveau du cou et des joues, sa peau commençait à s’affaisser.

La libraire était pleine de tics agaçants, par exemple celui de remonter ses lunettes sur sa tête chaque fois qu’elles chutaient sur le bout de son nez en sachant pertinemment qu’elles retomberont trente secondes plus tard, ce qui irritait souvent ses interlocuteurs. Elle avait les membres longs et fins comme ses doigts, ce qui lui donnait globalement un côté sauterelle difficile à assumer. Lorsqu’elle se détaillait dans la glace, elle constatait que remplacer ses déjeuners par des cigarettes quand elle était étudiante n’avait pas été son idée la plus brillante : elle avait gardé de cette époque les côtes et et les clavicules exagérément saillantes, ainsi que son éternel pull beige informe d’une effroyable banalité. Mais la quinquagénaire n’avait jamais désiré de famille puisqu’à ses huit ans, elle avait décidé que sa vie serait faite d’encre et de papier, et cela n’avait jamais changé depuis. Son seul amour était la littérature car rien d’autre ne l’intéressait.

Hortense était une femme brillante, mais piètre libraire. Ses accueils étaient toujours glacials, et ses conseils trop subjectifs. Sa librairie était à son image : imprégnée d’une odeur de tabac froid et étroite, mais regorgeant de savoir.

– Je me casse les reins pour capturer le PDG d’Amazon et ce troufion passe son temps à dormir en bavant sur mon De maistre, pensa-t-elle. Oh, flûte c’est une Pléiade !

Elle remit ses lunettes correctement.

– Quelle odeur pestilentielle. Il a la prostate concomitante à la bouche celui-là.

– Mais euh… C’est pas moi, se défendit Jeff en rougissant, c’est le chat. Ses joues s’empourprèrent comme un adolescent pris sur le vif.

– Diable, mais il ne dort pas ce cochon.

– Non je ne dors pas, et j’aimerais que vous me libériez tout de suite. J’ai une conf-call avec mes collaborateurs. Vous savez j’ai pas que ça à faire, je suis responsable d’une entreprise international qui pèse 74,452 milliards de chiffres d’affaires. Et qu’est-ce que je fous là ?

– Vous êtes ici en raison de votre responsabilité dans ce commerce anthropophage ! Chaque jour votre système barbare annihile l’ouvrage d’honnête passionné.

– Hein ?

“Deux”, pensa le chat.

– Vous êtes un parmi tant d’autres, et pourtant vous symbolisez notre destruction. Il ne s’agit pas de votre personne ou de votre popularité, mais de ce que vous représentez. Vous avez détruit l’économie du livre. Cassé sa chaîne économique, ruiné des centaines d’emplois. Un libraire sur 4 et endetté, et tous les jours un libraire se suicide.

– Mais j’y suis pour rien moi. Je fais ce qu’on me dit, en plus, les livres, j’y connais rien. Mon truc c’est la gestion.

– Je me contrefous de votre petite personne. Vous êtes un message, et lorsqu‘on s’intéressera à votre mort, peut-être qu’on commencera à se poser les bonnes questions.

Cette mort ne sera pas la fin d’Amazon. Mais elle sonnera comme le tocsin contre ses méfaits.

– Hé cocotte ! j’ai rien fait d’illégal. Tu veux rendre la justice, Batman ? Et bah va capturer un député. Ce sont eux qui font les lois. Moi je suis mandaté par les actionnaires et je fais mon job. Et puis si c’est pas moi qui le fait, ils trouveront bien quelqu’un d’autre pour le faire à ma place.

Hortense s’énerve, sert ses petits poings, et sa terrible fureur fit tomber ses lunettes sur son nez, une énième fois.

– Argh, j’ai envie de dire le mot de Cambrone !

– Ah bon, vous parlez italien ?

– Non c’est une prétérition ! …Je ne sais plus où j’en étais.  Ah, oui voilà. L’âge d’or n’est plus depuis votre avènement. Le livre est le fondement de notre société, en le détruisant vous détruisez la société.

– Quelle drama-queen celle-là ! Madame je-fais-des-sophismes.

– C’est un syllogisme abruti !

– Tu te prends pour qui !?  T’étais juste une petite privilégiée et t’as perdu ton monopole. Voilà la vérité. Vous faites quoi les éditeurs et les libraires à part financer vos restos sur le prix du livre ? Rien. Le livre c’est cher et nous on touche directement le client. Tu as rien compris ma pauvre ! La ménagère lit Musso, l’adolescent boutonneux lit Maupassant pour les cours et l’ouvrier basique se plonge dans son édition poche de Dieu et l’état tous les soirs en s’imaginant faire la révolution demain ! Les livres font rêver les gens. Et j’te signale que depuis la suppression de tous ces acteurs inutiles de la chaîne du livre, l’équation est devenue plus simple ; pas de libraire, égale moins d’intermédiaire, égale plus de pouvoir d’achat pour le consommateur. Amazon c’est le nouveau bio ! Les gens croivent que c’est de ma faute mais c’est la vie qui est comme ça.

-Comment vous pouvez écorcher mes oreilles ainsi ? J’ai l’impression de discuter avec un baveux de primaire. Les gens croient, pas “croivent”. Avec un tel langage vous avez dû glisser des billets dans vos copies de bac. Vous êtes à la langue française ce que Bernard-Henry Lévy est à la philosophie : vulgaire, sans substance et superflu. Et encore, je reste courtoise !

Hortense repris :

-Vous n’avez pas plus de tenue qu’un gastéropode et pas plus d’utilité qu’une note de bas de page dans un livre de cuisine. Votre regard bovin reflète le vide inquiétant qui habite votre crâne, et ça me donne envie de régurgiter mon déjeuner !

Les yeux de Jeff s’emplirent de larmes, ce qui n’arrêta pas la libraire :

-Papa et maman doivent être bien déçus finalement, ils pensaient avoir mit au monde un prodige mais ils devront se contenter d’un résidu de tumeur. Je dirais même plus, vous êtes aussi attirant que la serviette hygiénique usagée d’Amélie Nothomb !

Abasourdi par la violence de ses propos, Jeff sentit ses jambes se dérober sous son poids. La sueur perlait sur son front et sur sa lèvre supérieure, ses genoux cédèrent, et il s’effondra, mortifié. Longtemps Jeff ne s’était pas posé de question sur son physique. Aujourd’hui, au crépuscule de sa quarantième année, c’était devenu une idée fixe. Il ne pouvait pas s’empêcher de contempler ce crâne toujours plus dégarni. Ses cheveux s’étaient regroupés sur les côtés, et formaient des touffes épaisses, qui ne pourraient à présent plus jamais se rejoindre, séparées en deux comme le fut jadis la Mer Rouge. Bien sûr il aurait pu faire arranger l’ensemble chez le coiffeur, mais la crainte de tout perdre l’en avait empêché.

Mais le plus gros problème de Jeff était spatial. En effet, il avait brillamment mis en corrélation que sa bedaine était à l’origine de sa difficulté à se mouvoir dans l’espace. Il constatait que son ventre proéminent empiétait sur les zones de distance intime nécessaires pour tout rapport bien établi socialement. L’année dernière, par exemple, il avait vécut une expérience qui l’avait traumatisé. Alors qu’il était penché par dessus l’épaule de sa collaboratrice, Marie-Claire, pour vérifier la programmation annuelle du versement des dividendes, il ne s’était pas aperçu que son ventre était bien trop proche de son visage. Mais Marie-Claire, femme très pieuse avait su trouver la force pour pardonner Jeff. Depuis toutes ces considérations trottaient constamment dans sa tête et l’empêchait de se concentrer, même dans une situation aussi périlleuse que celle qu’il vivait actuellement dans la librairie d’Hortense.

(…)

“Snif, snif” Hortense ne rêvait pas, elle avait bien entendu un sanglot.

-Si vous saviez à quel point -snif-vous avez raison. Mon existence est nulle. Je sais bien que jamais mes parents ne seront fiers de moi. Je les ai toujours déçus -snif- vous avez pas un mouchoir ? sanglota-t-il.

De grosses larmes roulaient sur ses joues boursoufflées.

-Tout ce que j’ai réussi dans la vie, reprit-il, c’est pour eux que je l’ai fait. J’ai toujours porté les espoirs de ma famille. Mais maintenant j’en ai marre, ça ne m’a jamais rien apporté, même mon ex-femme s’est tiré avec le prof de philo de mon fils. Voilà, j’suis cocu, et une déception pour tout le monde ! Alors merde ! ça je l’sais déjà, pas la peine d’insister. Allez-y, tuez-moi, j’ai déjà assez souffert, ok ?

Les traits d’Hortense se tordirent en un rictus de dégoût mêlé à un sourire cruel :

-Oooooh pauvre petit agneau ! Vous avez la vie dure n’est-ce pas ? Vous pensez être le seul à avoir développer un complexe d’Œdipe ? Vous croyez sincèrement que votre histoire va m’attendrir ?

Caligula sortit de sa torpeur : “Ah bah enfin, elle pose ses couilles sur la table l’autre” !

« -Vous êtes né avec une cuillère en argent dans la bouche, je n’ai que faire de vos déboires, allez raconter tout cela à votre psychothérapeute, que je plains, par ailleurs ! » dit-elle avec rage. Hortense se dit que la tâche sera rude, et décide de sortir son fusil de chasse hérité de l’aÏeul Childéric. Les yeux de Jeff s’arrondirent :

“-Non mais j’étais pas sérieux, pose-ça t’es malade !

Caligula, peu préoccupé par l’action qui se déroulait juste à côté de lui remarqua le câble du téléphone fixe qui pendait. Il s’approcha… tira un peu le fil avec sa patte qui rebondit. Le chat semblait hypnotisé par ce mouvement. Et d’un coup de patte puissant fit voler le câble sur le clavier du téléphone. Le répondeur se déclencha : “ La librairie La porte étroite est actuellement fermée. Merci de rappeler plus tard.”

Caligula sauta dessus et dandina son postérieur sur les touches.

Nan mais regarde-moi cette bande d’abrutis. Ils font une sacrée paire tous les deux. Y’en a franchement pas un pour rattraper l’autre. Entre ce connard qui découvre qu’il est un connard et qui est incapable de se suicider et cette bouffonne de maîtresse qu’est pas foutu d’aller au bout de son plan. Je suis franchement obligé de supporter ça ?! Si seulement la vie c’était comme dans ses livres de merde j’aurai juste à tourner la page et hop ! fini. En attendant, je ne comprends pas ce qu’elle fout cette grosse gourde ! Nan mais sérieusement ça fait dix minutes qu’il te demande de le buter alors fais-le et magne-toi ! En plus c’est bientôt l’heure de bouffer et j’ai la dalle !

Caligula étira ses pattes pour atteindre un tome de l’encyclopediae universalis et aiguisa allègrement ses griffes sur la couverture en cuir.

Rolala, si seulement j’avais des doigts, ça ferait un bail que j’aurais appuyé sur la détente moi et puis d’ailleurs je les aurais descendu tous les deux et je me serais servi à grailler en passant. Putain mais pourquoi j’ai pas de mains !? Obligé de supporter madame Chichis : et “gna gna gna c’est pas bien” et “gna gna gna vous êtes méchant”. Fallait peut-être y penser avant de le kidnapper non ? Tu t’attendais à quoi en même temps ? Tu le kidnappes et après un bon gros syndrome de Stockholm vous vous mariez et vous avez beaucoup d’enfants ? Y’a pas à dire elle est vraiment cruche celle-là.

La sonnette tinte et avant qu’Hortense n’ait bougé, quelqu’un frappa à la porte de l’arrière-boutique.

Cool les flics arrivent enfin, j’étais pas sûr d’avoir tapé les bon chiffre avec mon cul sur le téléphone. Il me reste plus qu’à me barrer discrètement pendant qu’il l’arrête et la liberté est à moi. Je chanterai même la Reine des neiges pour l’occase tiens.

Le gars qui avait frappé à la porte n’était autre que le voisin du dessus, et Hortense avait ouvert la porte sans réfléchir.

C’est pas croyable d’être aussi conne. Et merde je me suis encore planté ! Bon bah ça sera pas encore pour aujourd’hui la lib… Oh une mouche, et Caligula se mit à la courser puisqu’il était un chat, et qu’un chat, surtout ceux de son espèce, ça s’en pète un rein des kidnappings de PDG à la mord-moi-le-noeud. Je vais t’attraper je vais t’attraper, aller presque, presque !

Sa chasse fut interrompue soudainement par des éclats de voix provenant des trois débiles : Mais ils pourraient pas fermer leurs gueules un peu, ça demande de la concentration la chasse bordel ! Pile à ce moment, le voisin qui en avait visiblement ras-le-cul de tout ce foutoir pour pas grand-chose, tira sur le vieux mec qui pleurait, roulé en boule sur le sol. Hortense se mit à hurler, puis hoqueter, c’était gênant.  “Oh bah merde le connard est mort ! Roh mais chiale pas, connasse, fallait bien que quelqu’un s’en occupe puisque t’en étais incapable, même quand il te le demandait. Alors tu devrais lui dire merci au voisin.”

Également irrité par la pleurnicharde hystérique, le voisin, qui était manifestement un putain de psychopathe, plomba la libraire.

Ah celle-là par contre je m’y attendais moins ! C’est tout de suite moins chiant la vie avec ce mec ! Je le connais depuis pas deux minutes qu’il me fait rêver.

Caligula frottait son flanc contre la jambe dudit psychopathe. Bien plus fan des chats qu’il ne l’était des hommes, le voisin attrapa Caligula et lui fit des gratouilles entre les oreilles.

Il a les mains sacrément douces pour un tueur.
C’est ainsi que Caligula fut adopté par le voisin du dessus et que la mouche sortit saine et sauve de cette drôle d’histoire.