Note aux passants – poème

 

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Pour les spectres de toujours, qui se cachent dans les néons
Pour les feuilles chatoyantes, qui flétrissent dans nos esprits
Pour les danses passées et présentes, rongées par la désillusion
Pour les notes sucrées de l’Avenir, vigilant trappeur, frère infidèle,
Pensez à vous munir d’un pieu blanc, nommé Lucidité
Pensez à abandonner ces espoirs sans vergogne, ces nuits sans fond
À trahir vos démences au prix d’un Eden de poussière
À danser sur les tombeaux de vos souvenirs les plus puérils
Sans quoi vous finirez happés par l’œil du Diable,
Sans quoi vous serez conditionnés à une sombre destinée,
Celle où, obnubilés par votre propre candeur,
Vous frémirez de toutes vos passions jusqu’à l’abondance,
Jusqu’à être rassasié par un simulacre de vie,
Jusqu’à atteindre le seuil céleste d’un orgasme inopiné,
Plaisir, faux dieu, véritable épouvantail,
Qu’enflammera l’accueil de l’honnête miroir,
Que brisera la Réalité d’un seul ordre cinglant et péremptoire,
Vomir des larmes, et recommencer.

 

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