LA KICKE ou l’Art de la Baise par Em & Lou #4 – La Femme Fontaine

Aujourd’hui : la femme fontaine

La genèse : personne n’y comprend rien.

ALORS. Qu’est-ce qu’une femme fontaine ? Est-ce que ça existe vraiment ? Comment ça marche ? Comment gérer ça ? C’est ce qu’on se demande tous et toutes, alors voici quelques éléments de réponse…

On connaît beaucoup la femme fontaine via la pornographie où sa jouissance est souvent rendue spectaculaire mais la fontainitude ou « squirt » en anglais est aussi la réalité sexuelle d’une femme sur dix. Aujourd’hui, on va parler de vous, gens à vagin de tous horizons, vous qui giclez. (teasing : les mythologies de la fontaine seront traitées dans un futur article).

Que se passe-t-il dans mon zlip ?

La compréhension de ce phénomène est une vraie quête du Graal. Car visiblement, la jouissance des femmes n’est pas la priorité des chercheurs (« ah ben on s’en doutait pas ! » dixit mon clito). Il faut dire qu’ils sont majoritairement masculins dans les domaines scientifiques et que, forcément, ça oriente leur intérêt vers certains sujets. Heureusement, certains chercheurs s’intéressent quand même à nos chattes, et on peut leur dire merci.

Je vous présente donc l’ami Pierre Desvaux, qui a fait un joli diaporama pour expliquer tout ça (clique ici si tu veux voir un vagin)

On part sur une tentative de vulgarisation

La première hypothèse de cause du squirt a été la prostate féminine. Des recherches autour du point G ont décelé la présence d’enzymes propres à la prostate dans les glandes para-urétrales ou glandes de Skène – cf. le beau schéma.glandes_para-uretrales

On a alors cru que ces glandes, voisines du fameux point G, étaient responsables du flux fontaine. Or, l’étude menée par Pierre Desvaux nous montre que le liquide produit par ces glandes est différent de l’émission fontaine.

En réalité, le point G reste scientifiquement indéfinissable. C’est un nom fourre-tout pour désigner une zone du vagin où se rencontrent différents organes susceptibles de créer du plaisir.

On fait alors une différence entre l’éjaculation et le « squirt ».

Ce que l’on nomme éjaculation féminine est en réalité une faible quantité de liquide concentré en PSA (ou « antigène prostatique spécifique », protéine produite par la prostate, ici preuve de sa présence parmi les organes génitaux féminins.)

L’émission fontaine se fait par l’urètre et provient de la vessie. Ses composantes (créatinine, acide urique, urée) sont celles de l’urine mais la solution est beaucoup plus diluée, ce qui la rend inodore, incolore, et sans goût prononcé. Donc, non, ce n’est pas du pipi.

Ces deux fluides ne sont pas à confondre avec la cyprine, qui vient des glandes de Bartholin, dans le vagin, et sert à lubrifier ce dernier. Conclusion : my god, y’a trop de glandes et de fluides là-dedans !

Conseils pratiques

L’avant

Personnellement, je préviens toujours mon/ma partenaire lorsque je couche avec lui/elle pour la première fois. Je ne pense pas que ça soit essentiel mais ça peut contribuer à te mettre plus à l’aise, et ça évite de voir un visage se décomposer au moment de l’orgasme.

Fontaine, fontaine

Il y a plusieurs manières d’arriver au squirt, et les expériences sont différentes selon les gens. Il faut aussi noter que la fontaine n’est à priori pas toujours liée à l’orgasme. On te met ci-dessous deux techniques possibles, mais pas uniques.

Par stimulation vaginale. Le vagin possède une zone spécifiquement sensible, souvent nommée « point G ». Tu la trouveras accolée à la vessie.

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Elle n’est pas placée très profondément donc tout à fait accessible par des doigts, des pénis de moyenne ou petite taille, des objets prévus à cet effet… etc. D’après mon expérience, faire des va-et-viens + exercer une pression est assez concluant. Si tu ressens comme une envie d’uriner, tu es sur la bonne voie. Ça fait peur et t’as pas envie de te pisser dessus. En forçant comme si tu voulais uriner + en te relâchant (c’est combiner ces deux actions qui est difficile) tu pourras squirter. De l’intérieur, ton partenaire ou ta propre main pourra sentir une sorte de boule gonflée (c’est probablement ta vessie).

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à l’appui un extrait du diapo de Pierre Desvaux

C’est bizarre d’appeler des personnes jaillissantes, ruisselantes, dépendantes (mais whaaaat ?) et autonomes, non ? On est pas des geysers wesh !

Encore une fois, on est pas là pour la performance mais pour le plaisir. À une époque, je voulais que ça arrive systématiquement et j’ai juste été bloquée et frustrée, donc no stress. Au début, ce ne sera peut-être pas optimal mais l’expérience en facilite le contrôle et permet parfois de l’empêcher si tu le veux.

Par stimulation clitoridienne. Ici, il suffit de stimuler le clitoris, personnellement je commence tranquillement et au fur et à mesure j’accélère, j’accélère, j’accélère mais genre vraiment et puis à un moment l’excitation est énorme et comme dit plus haut je pousse comme si j’allais uriner et, en règle générale, un plaisir immense arrive, qui me fait me détendre et éjaculer. Pour le bon déroulement de cette branlade, il faut impérativement lubrifié au maximum (avec du lubrifiant ou de la salive) car sinon tu pourras clairement faire du feu avec ton clito !

En touchant autrui. Ouais, moi non plus j’ai pas compris. Comme quoi l’argument de la détente du slip est pas si niais.

giphy
Le mec qu’a cru que c’était grâce à lui

L’après

Le « problème » de la flaque ! Certes, après la poolparty, ton lit – ou autre élément mobilier sur lequel tu as forniqué – risque d’être un peu humide. Je comprends l’angoisse mais no stress, le sexe a toujours fait et fera toujours des traces. Les fluides corporels ne sont pas sales, que l’on parle de sperme, de cyprine, de bave ou de squirt, ce dernier séchant assez vite.
Pour y remédier, tu peux mettre une serviette (qui, on le confesse, n’absorbe pas vraiment), une alèze, ken dans la douche (attention ça glisse), ou t’en battre les glandes. Après quelques rapports sans trouver de solution efficace, je me suis faite à l’idée : mon lit sera humide les 15 minutes qui suivront chacune de mes baises. Ce n’est pas idéal et je comprends que ça gène. Mais accepter a été plus simple que de devenir ingénieuse du lit-post-coïtal.

Bois de l’eau après le rapport. Tu viens d’expulser beaucoup de liquide et il ne faudrait pas se déshydrater ! #maldecrânepostbaisequigâchetoutlà

No shame

Si t’as une vulve, rappelle-toi que ton plaisir et ta sexualité t’appartiennent. La découverte et la maîtrise de tes appareils génitaux t’aident à ressentir plus de plaisir et à avoir le contrôle si tu en as envie, à le perdre quand tu le souhaites. En fait, ça ne peut qu’améliorer ton confort et ta confiance en toi dans ta vie sexuelle, et ça C KOOL.

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Quand je m’empouvoir avec ma chatte

Sexion commentaires

conditions favorables

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place pratique dans sexualtité

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Comme annoncé, on consacrera un autre épisode à l’image de la femme fontaine, alors n’hésitez pas à nous écrire !
Pour retrouver l’étude de P. Desvaux en détail clique al.

Des bisous, protégez-vous, baisez bien, à bientôt !

Em & Lou